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 Poésie


UN RESEAU SCOLAIRE ET CULTUREL EUROPEEN  -  LA PASSERELLE: une voie de communication francophone transfrontalière  qui a pour piliers les rencontres et les échanges interculturels entre les citoyens européens


 

 

Concours Provence du jeune poète bulgare

Ce concours placé sous le patronage

de Paule Constant - Prix Goncourt -

sera présidé par Jean-Max Tixier,poète

2003

Association franco-bulgare des Bouches du Rhône


Poèmes au concours

L'EAU

CAR EN PROVENCE "L' AÏGUO ES D'OR"


 

lauréat:   Hommage à l’eau de Tsonkova Helena

lauréat: Eau de Stéphane Tcherveniashky

lauréat (ex aequo): Il pleut de Constantina Stefanova

 

Hommage à l’eau

Dans une vallée, là-bas,

était blottie une maison coquette.

Au fond du jardin – une plate – bande

riche en fleurs de toutes les couleurs.

Mais tout au coin de la cours,

Un peu sauvage est venu d’on ne sait où

avait poussé un magnifique

et tendre muguet.

C’était peut – être le vent nonchalant

ou un petit oiseau.

Qui avait laissé tomber la graine.                             

Comme il se sentait seul le joli muguet,

sans connaître le monde.

     Et inconnu pour le monde.                                                

Un jour une grande pie jacassante

jeta une petite graine à côté de la fleur.

On ne la fit pas attendre.

Un matin le muguet se réveilla.

Et leva comme d’habitude

sa tête blanche vers le soleil.

Mais cette fois-ci une grande ombre

cachait la chaleur et la lumière solaire.

Le muguet se réjouit et remercia Dieu,

de ce voisin inattendu.

« Finies la solitude et la tristesse !

J’aurai un ami, il me protègera.

Et la rosée tombée, j’aurai de quoi boire ! »

Les jours passaient.

La mauvaise herbe grandissait

et buvait avec avidité

toute la lumière et chaque goutte d’eau.

Après une pluie abondante,

elle absorba toute l’humidité

et  s’étira satisfaite de soi.

Sur une de ses feuilles resta.

Une goutte transparente.

Tout l’après- midi.

Le muguet attendit en vain.

Qu’elle tombât sur lui.

Juste avant qu’elle s’écoule sur les pétales

Un moineau assoiffé l’avala d’un coup.

La pauvre fleur s’attrista.

Elle pria son voisin.

« Ayez pitié de moi !

Comment vivrai – je sans eau et soleil!" 

Sur quoi la mauvaise herbe implacable

Vociféra :  

" Je n’y peux rien. C’est la loi – 

C’est toujours le plus fort qui survivra!  " 

Le muguet voulut pleurer.

Mais se sentit exténué.

 

Le lendemain la fermière vint dans le jardin.

 

Elle aperçut le muguet malheureux

 

et arracha l’intrus hideux

 

Elle sentit de nouveau la chaleur du soleil

 

et la caresse du vent.

 

Le soir même une pluie fine arrosa la terre

 

et les clochettes sonnèrent gaiement

 

« EAU, toi qui bénis la beauté

 

sois bénite, toi aussi ! »

 

TSONKOVA ELENA 

 classe de 9ème

  Lycée bilingue « V. Karaguiozov »

     

Yambol

 


EAU

Eau, tu es la mer et l’élément liquide dans mon verre à la fois.

Tu es la femme heureuse, parfois morne et triste,

mais toujours belle et joyeuse.

Je te connais dans tous les visages,

mais tu restes un mirage.

Je te vois, tu es à coté de moi,

mais non ce n’est pas toi, c’est ton ombre charmante et tendre.

Pour moi tu es une reine brutale.

Tu prends la vie, tu es une louve aigrie.

Combien d’esquifs et bateaux sont-ils partis

et avec eux des matelots ?

J’ai peur pour eux, pour la mort,

ils vous disent « A bientôt ».

Eau, est-ce que tu sais combien des familles sont restées sans pères,

et combien des marins sont décédés dans ton royaume,

pourquoi es-tu cruelle ?

 

Eau, je sais que tu peux être différente.

 

Quand on se trouve au désert,

tu es le salut et un bijou précieux pour nous,

le caillou qui retourne le destin,

l’étoile du matin.

Tu es celle qu’on sait avec ton goût merveilleux,

on te bois sans cesse, il reste encore un peu de toi.

Tu t’épuises, c’est la fin…

 

Eau, tu es la vie.

Moi, je ne puis te nier.

Tu es l’ami duquel on a nécessité.

J’aime t’écouter.

 

Eau, tu te caches dans la panne et dans le déluge.

Tu n’acceptes pas le mélange.

Tu n’es pas une fange.

Tu es plus belle qu’une princesse,

tu es une femme avec noblesse.

Pour moi, tu es une Sainte.

Eau, je t’aime…

Les gens devant toi sont nains.

Tu es le monde.

Tu es la vie et le décès.

Tu produis l’avenir et le passé.

 

C’est toi qui as fait la Terre.

C’est toi, la mère.

Eau, tu dois accepter :

« Tu es la plus grande richesse qui soit au monde »

et c’est ta destinée.

 

Stéphane Tcherveniashky – 14 ans

Lycée français de Sofia « Alphonse de Lamartine »  classe de 9e

 


  Il pleut

Il pleut

   Une jeune femme marche sur le pavé.
   Elle porte dans ses pensées,
   Le souvenir du marin qui a navigué.

  Les vagues des souvenirs se chassent dans    sa tête.
   Elle ne pleure pas,
   C'est simplement la pluie.
   Chez elle l'attendent,
   Un verre d'eau fade et l'ennui.
   La détresse s'en ira,
   Le brouillard aussi,
   La nuit monotone zébrée de pluie,
   Et ce n'est qu'avec la pluie de printemps,
   Que l'espoir reviendra.


Constantina Stefanova Ilieva
   
  Varna

  Lycée 4 "Frederic Joliot-Curie"
   X classe


     

 

Et l'eau coule, coule, coule sans fin!!!

 

 

 

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