|
Hommage à l’eau
Dans une vallée,
là-bas,
était blottie une
maison coquette.
Au fond du jardin
– une plate – bande
riche en fleurs de
toutes les couleurs.
Mais tout au coin
de la cours,
Un peu sauvage est
venu d’on ne sait où
avait poussé un
magnifique
et tendre muguet.
C’était peut –
être le vent nonchalant
ou un petit
oiseau.
Qui avait laissé
tomber la graine.
Comme il se
sentait seul le joli muguet,
sans connaître le
monde.
Et inconnu pour le monde.
Un jour une grande
pie jacassante
jeta une petite
graine à côté de la fleur.
On ne la fit pas
attendre.
Un matin le muguet
se réveilla.
Et leva comme
d’habitude
sa tête blanche
vers le soleil.
Mais cette fois-ci
une grande ombre
cachait la chaleur
et la lumière solaire.
Le muguet se
réjouit et remercia Dieu,
de ce voisin
inattendu.
« Finies la
solitude et la tristesse !
J’aurai un ami, il
me protègera.
Et la rosée
tombée, j’aurai de quoi boire ! »
Les jours
passaient.
La mauvaise herbe
grandissait
et buvait avec
avidité
toute la lumière
et chaque goutte d’eau.
Après une pluie
abondante,
elle absorba toute
l’humidité
et s’étira
satisfaite de soi.
Sur une de ses
feuilles resta.
Une goutte
transparente.
Tout l’après-
midi.
Le muguet attendit
en vain.
Qu’elle tombât sur
lui.
Juste avant
qu’elle s’écoule sur les pétales
Un moineau
assoiffé l’avala d’un coup.
La pauvre fleur
s’attrista.
Elle pria son
voisin.
« Ayez pitié de
moi !
Comment vivrai –
je sans eau et soleil!"
Sur quoi la
mauvaise herbe implacable
Vociféra :
" Je n’y peux
rien. C’est la loi –
C’est toujours le
plus fort qui survivra! "
Le muguet voulut
pleurer.
Mais
se sentit exténué.
Le lendemain la
fermière vint dans le jardin.
Elle aperçut le
muguet malheureux
et arracha
l’intrus hideux
Elle sentit de
nouveau la chaleur du soleil
et la caresse du
vent.
Le soir même une
pluie fine arrosa la terre
et les clochettes
sonnèrent gaiement
« EAU, toi qui
bénis la beauté
sois bénite, toi
aussi ! »
TSONKOVA ELENA
classe de 9ème
Lycée bilingue « V. Karaguiozov »
Yambol
EAU
Eau,
tu es la mer et l’élément liquide dans mon verre à la fois.
Tu
es la femme heureuse, parfois morne et triste,
mais
toujours belle et joyeuse.
Je
te connais dans tous les visages,
mais
tu restes un mirage.
Je
te vois, tu es à coté de moi,
mais
non ce n’est pas toi, c’est ton ombre charmante et tendre.
Pour
moi tu es une reine brutale.
Tu
prends la vie, tu es une louve aigrie.
Combien d’esquifs et bateaux sont-ils partis
et
avec eux des matelots ?
J’ai
peur pour eux, pour la mort,
ils
vous disent « A bientôt ».
Eau,
est-ce que tu sais combien des familles sont restées sans pères,
et
combien des marins sont décédés dans ton royaume,
pourquoi es-tu cruelle ?
Eau,
je sais que tu peux être différente.
Quand on se trouve au désert,
tu
es le salut et un bijou précieux pour nous,
le
caillou qui retourne le destin,
l’étoile du matin.
Tu
es celle qu’on sait avec ton goût merveilleux,
on
te bois sans cesse, il reste encore un peu de toi.
Tu
t’épuises, c’est la fin…
Eau,
tu es la vie.
Moi,
je ne puis te nier.
Tu
es l’ami duquel on a nécessité.
J’aime t’écouter.
Eau,
tu te caches dans la panne et dans le déluge.
Tu
n’acceptes pas le mélange.
Tu
n’es pas une fange.
Tu
es plus belle qu’une princesse,
tu
es une femme avec noblesse.
Pour
moi, tu es une Sainte.
Eau,
je t’aime…
Les
gens devant toi sont nains.
Tu
es le monde.
Tu
es la vie et le décès.
Tu
produis l’avenir et le passé.
C’est toi qui as fait la Terre.
C’est toi, la mère.
Eau,
tu dois accepter :
« Tu
es la plus grande richesse qui soit au monde »
et
c’est ta destinée.
Stéphane
Tcherveniashky – 14 ans
Lycée français de Sofia
« Alphonse de Lamartine » classe de 9e
Il pleut
Il pleut
Une
jeune femme marche sur le pavé.
Elle porte dans ses pensées,
Le souvenir du marin qui a navigué.
Les vagues
des souvenirs se chassent dans sa tête.
Elle ne pleure pas,
C'est simplement la pluie.
Chez elle l'attendent,
Un verre d'eau fade et l'ennui.
La détresse s'en ira,
Le brouillard aussi,
La nuit monotone zébrée de pluie,
Et ce n'est qu'avec la pluie de printemps,
Que l'espoir reviendra.
Constantina Stefanova Ilieva
Varna
Lycée 4 "Frederic Joliot-Curie"
X classe

Et
l'eau coule, coule, coule sans fin!!!
|